projet

Une collaboration historique pour l’évolution de la

massothérapie au Québec

Pour la première fois au Québec, les sept principales associations de massothérapeutes unissent leurs forces dans le cadre d’un projet inclusif visant à professionnaliser la pratique de la massothérapie et à renforcer son encadrement. Une évolution essentielle pour que la massothérapie obtienne enfin la reconnaissance qu’elle mérite.

Depuis longtemps, les massothérapeutes souhaitent un encadrement plus rigoureux et une meilleure reconnaissance de leur profession. En collaboration avec plusieurs associations québécoises, nous avons analysé différents modèles afin d’identifier une solution équilibrée qui respecte à la fois la volonté de professionnalisation, la richesse, la diversité et l’autonomie propres à la pratique de la massothérapie au Québec. Cette solution vise aussi à répondre aux besoins des massothérapeutes, de leur clientèle et des assureurs, afin de renforcer la crédibilité de la profession auprès de tous les acteurs concernés.

Proposition d’une solution d’encadrement

Le Réseau des massothérapeutes professionnels du Québec (RMPQ), le Groupe RITMA, la Fédération québécoise des massothérapeutes agréés (FQM), l’Association nationale des massothérapeutes (ANM), l’Association québécoise des thérapeutes naturels (AQTN), l’Association des massothérapeutes du Québec (AMQ-RMQ) et l’Alliance des massothérapeutes du Québec (ALMQ) ont collaboré à l’élaboration d’une proposition d’encadrement. Cette proposition s’inspire de la Loi 193, adoptée en 2019 par le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, intitulée Massage Therapist Titles Protection Act.

Cette proposition vise le dépôt d’un projet de loi particulière, en dehors du système professionnel actuel, afin d’officialiser la protection du titre de massothérapeute au Québec.

Ensemble, nous représentons environ 95 % des massothérapeutes qualifiés du Québec et nous proposons des règles claires et uniformes pour garantir un haut niveau de pratique et de protection du public.

Le projet prévoit également la création d’une liste d’associations autorisées à encadrer le titre de massothérapeute, lesquelles devront démontrer leur capacité à appliquer et à faire respecter les exigences de pratique établies. Le projet se veut ouvert et inclusif : toute association répondant aux critères établis pourra s’y joindre.

Des critères uniformes et reconnus

Le projet ne vise pas la création d’une nouvelle entité de régulation, mais plutôt la définition de critères uniformes permettant l’usage du titre de massothérapeute. Nous proposons notamment :

  • un nombre minimal d’heures de formation rehaussé,
  • des compétences standardisées,
  • une assurance responsabilité professionnelle obligatoire,
  • des heures de formation continue obligatoires,
  • une vérification des antécédents judiciaires,
  • l’obligation de faire partie d’une association reconnue.

Reconnaissance des massothérapeutes en exercice

L’objectif n’est pas d’exclure les massothérapeutes déjà en pratique, mais de faire évoluer la profession de façon structurée et cohérente. Le projet recommande une clause de droits acquis, afin de préserver le droit de pratique des massothérapeutes en exercice et d’assurer une transition harmonieuse vers les nouvelles exigences de formation et de pratique.

Pour en savoir plus sur ce projet novateur et porteur d’avenir pour la profession, consultez le document de présentation complet.

Prochaines étapes

Il est important de comprendre qu’aucun changement n’est effectif pour le moment et qu’aucune exigence ne sera modifiée à court terme. Les associations à l’origine du projet souhaitent engager un dialogue constructif avec leurs membres, les écoles de formation, les autres associations ainsi qu’avec l’ensemble des parties prenantes. L’objectif est de prendre en compte les différents points de vue afin de préparer un éventuel dépôt d’un projet de loi le plus rassembleur et représentatif possible.

Elles s’engagent à tenir les acteurs du milieu informés de l’évolution de cette démarche, fondée sur le consensus, la collaboration et la valorisation de la profession de massothérapeute.

PROJET DE PROFESSIONNALISATION             

FAQ - PROJET

Il ne s’agit en aucun cas d’une fusion, mais bien d’une mise en commun des forces au profit d’un projet consensuel favorisant l’encadrement et la reconnaissance de la massothérapie. Chaque association conserve ses membres, son indépendance, sans dénaturer ses projets ou ambitions.

Nous estimons que les sept associations qui participent au projet représentent environ 95 % des massothérapeutes qualifiés du Québec.

Le projet présente plusieurs avantages importants pour les massothérapeutes, le public et les professionnels de la santé.

  • Améliorer la crédibilité et la notoriété de la profession.
  • Définir clairement en quoi consiste la pratique de la massothérapie au Québec.
  • Mettre en place des mesures additionnelles de protection du public robustes.
  • Rehausser le niveau de la formation de base.
  • Améliorer la qualité des services thérapeutiques des soins de massothérapie.
  • Assurer la pérennité des soins de massothérapie dans les régimes d’assurance collective.
  • Favoriser une meilleure reconnaissance des massothérapeutes par les professionnels de la santé.
  • Standardiser les pratiques d’encadrement des associations professionnelles.

  • Améliorer la qualité des services thérapeutiques des soins de massothérapie par le rehaussement et l’uniformisation de la formation de base.
  • Garantir un niveau de pratique standardisé, commun et bonifié par rapport à la situation actuelle.
  • Radier de la profession les massothérapeutes sanctionnés pour faute grave, notamment pour des infractions à caractère sexuel.
  • Contribuer à enrayer la pratique de la massothérapie non qualifiée.
  • Avoir accès à un registre permettant de valider le statut d’un professionnel.
  • Permettre un choix de massothérapeute plus éclairé et une meilleure relation client-thérapeute

Après analyse des différents parcours de formation offerts au Québec, le comité interassociatif s’est entendu sur 550 heures comme seuil minimal réaliste et cohérent. Ce seuil permet de reconnaître qu’un massothérapeute ayant complété une formation de base d’environ 400 heures s’est engagé dans une démarche supplémentaire de développement de ses compétences (formations complémentaires, perfectionnement, diversification des techniques, etc.).

 

Cette exigence de 550 heures s’applique spécifiquement aux personnes visées par la clause de droits acquis (clause grand‑père), puisque le nouveau seuil global de formation est fixé à 1 000 heures. Elle permet de tenir compte de l’expérience et du parcours antérieur de ces massothérapeutes, tout en garantissant un niveau de formation minimal aligné avec l’objectif de rehausser les exigences de la profession.

Comme c’est généralement le cas lors du rehaussement des exigences de formation d’une discipline, le projet prévoit une clause de droits acquis permettant une transition douce vers les nouvelles exigences de pratique sur la base des principes suivants :

 

  • Toutes les heures actuellement reconnues par votre association demeureront reconnues.
  • Les massothérapeutes ayant 550 heures ou plus de formation reconnue satisfont aux nouvelles exigences et bénéficient de droits acquis;
  • Ceux ayant moins de 550 heures ne répondent pas à ces exigences et peuvent bénéficier d’une période de 5 ans pour s’y conformer. *Notez que les membres seront avisés d’avance de la date de commencement du délai de 5 ans si le projet entre officiellement en vigueur.

 

Cette distinction permet de respecter les droits des professionnels en exercice tout en assurant l’atteinte progressive des nouvelles exigences.

Le projet vise à rehausser et à standardiser la pratique de la massothérapie, sans pénaliser les massothérapeutes déjà en exercice. La clause de droits acquis permet donc de préserver leur droit de pratique tout en introduisant graduellement les nouvelles exigences. Ce type de mesure est courant lorsqu’on augmente les exigences de formation d’une profession. Il a notamment été utilisé dans d’autres domaines de la santé, où le niveau de formation a été rehaussé pour les nouveaux diplômés, sans obliger les professionnels déjà en pratique à reprendre une formation complète, tout en reconnaissant leur expérience et leurs compétences.

Les mesures présentées dans le cadre du projet constituent pour le moment les principes fondamentaux d’une démarche d’encadrement qui n’a fait l’objet d’aucun dépôt officiel à ce jour. Pour que le projet de loi prenne forme, les organisations participantes au projet de professionnalisation de la massothérapie souhaitent mobiliser les différentes parties prenantes et déposer une demande officielle au gouvernement. Sans pouvoir prévoir la durée d’une telle démarche, nous savons qu’elle prendra minimalement plusieurs mois, voire quelques années à partir du début des travaux en mai 2026.

Afin de permettre à l’ensemble du secteur de s’adapter, nous considérons par ailleurs que la mise en application des nouveaux critères ne devrait pas être effective avant quelques années.

Le projet de loi, une fois adopté, précisera le délai, mais nous proposons qu’une période de 5 ans soit prévue afin de permettre aux massothérapeutes n’ayant pas atteint l’exigence minimale de 550 heures de se conformer. *Notez que les membres seront avisés d’avance de la date de commencement du délai de 5 ans si le projet entre officiellement en vigueur. *Notez que les membres seront avisés d’avance de la date de commencement du délai de 5 ans si le projet entre officiellement en vigueur.

Le modèle d’encadrement proposé ne crée pas de nouvelle entité à laquelle les massothérapeutes devront cotiser. Ils demeureront membres de leur association qui pourra maintenir son coût de cotisation au même niveau. L’atteinte du niveau minimal d’heures requises, soit 550 heures, ainsi que la complétion des heures de formation continue obligatoires pourraient toutefois engendrer certaines dépenses, à plus long terme. 

Oui, ce type de couverture est essentiel pour assurer la protection du public ainsi que celle des professionnels.  Par ailleurs, avec les programmes associatifs, l’assurance responsabilité professionnelle est très abordable en massothérapie.

La décision finale appartiendra toujours aux compagnies d’assurances, qui appliquent leurs propres critères internes (niveau de formation, appartenance à une association reconnue, type de soins offerts, antécédents de réclamations, politiques spécifiques de chaque régime collectif, etc.). Si vous êtes membre d’une association participante, vous serez accompagné par votre association afin de vous aider à atteindre les heures de formation exigées dans les délais prescrits par le projet de loi, ce qui favorisera le maintien du remboursement de vos services par les assureurs.

La décision finale appartiendra toujours aux compagnies d’assurances. Cependant, elles se sont montrées favorables à cette démarche d’encadrement, qui vise à rehausser le niveau de pratique et la qualité des soins offerts à la population. Il est possible que les assureurs décident de se limiter aux massothérapeutes répondant aux critères de la nouvelle loi.  

Considérant que le projet mis de l’avant ne comporte pas d’activités réservées aux massothérapeutes, une personne répondant aux critères pourra toujours offrir des soins de massage. Elle ne pourrait toutefois plus s’afficher comme massothérapeute.

Les politiques de protection du public des associations de massothérapeutes ne visent en aucun cas à discriminer toute personne ayant des antécédents judiciaires. Cette pratique serait d’ailleurs contraire à la loi. Les associations peuvent par contre, dans certains cas, refuser l’accès à une personne ayant été reconnue coupable d’une infraction dont la nature a un lien important avec la pratique de la massothérapie. Cette pratique est d’ailleurs déjà en vigueur au sein des associations, notamment grâce à un registre commun des radiations en vigueur depuis le 1er janvier 2026.

Il est vrai que l’Office des professions du Québec encadre la majorité des professions au Québec. Il existe toutefois déjà des modèles d’encadrement différents, comme celui de l’Autorité des marchés financiers (AMF), de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), de la Chambre de l’assurance de dommages (CHAD) ou du Bureau de la sécurité privée (BSP).

 

En ce qui concerne l’encadrement de la massothérapie, le scénario proposé comprend deux principaux avantages. Tout d’abord, il s’agit de la solution la plus consensuelle au sein de l’industrie. Elle comporte plusieurs bénéfices importants tout en préservant plusieurs avantages de la situation actuelle. Ensuite, ce type d’encadrement ne nécessiterait pas la présence d’un risque de préjudice important pouvant être subi par les gens qui recourent aux services des massothérapeutes.

À ce jour, sept associations ont joint le mouvement. Le projet est toutefois ouvert à toute association professionnelle de massothérapeutes qui s’engage à contribuer à sa réalisation et qui est en mesure de mettre en place des pratiques respectant les critères associatifs d’encadrement définis. Vous pouvez vous adresser directement à votre association pour avoir son point de vue.

Ce projet renforcera la crédibilité des massothérapeutes et positionnera davantage ceux qui portent le titre comme de réels travailleurs de la santé. Cela représente une avancée pour les perspectives d’emploi dans les milieux de santé, mais le choix d’embaucher ou non un massothérapeute reste entre les mains de chaque établissement.

Non. La solution proposée par les organisations participantes au projet de professionnalisation de la massothérapie est un projet de loi particulière hors du système professionnel.

La démarche vise à préserver la riche diversité d’approches et de techniques présentes dans le milieu québécois de la massothérapie. Les écoles de formation auront donc la possibilité de développer leurs programmes à partir de techniques de base reconnues.

Tous les professionnels souhaitant s’afficher comme massothérapeutes seront soumis aux mêmes exigences.

Plusieurs étapes doivent encore être accomplies avant même de pouvoir déposer le projet de loi. Bien qu’au printemps 2026, au moment de la première annonce du projet de professionnalisation de la massothérapie, il soit impossible de s’avancer sur une date butoir, les associations participantes au projet n’envisagent pas une implantation formelle avant quelques années. Des communications seront envoyées bien avant la date d’entrée en vigueur pour assurer une transition harmonieuse.

La responsabilité reviendra au massothérapeute d’acquérir une formation de 1 000 heures dans un ou des établissements d’enseignement reconnus par les associations.

L’approche de rehaussement et de standardisation de la formation de base adoptée par le comité interassociatif se veut inclusive et vise à maintenir la diversité des approches et des techniques de massothérapie présentes au Québec.

Les organisations participantes au projet de professionnalisation de la massothérapie ont pour mandat d’élaborer un référentiel de compétences commun qui constituera la base de développement des programmes de formation.  Des experts du milieu seront sollicités pour apporter leurs recommandations.

Les critères du projet proposé prévoient que la responsabilité d’accréditer les écoles de formation et leurs programmes continuera de relever des associations professionnelles accréditées.

Les critères du projet proposé prévoient que la responsabilité d’accréditer les écoles de formation et leurs programmes continuera de relever des associations professionnelles accréditées.

Les associations parties prenantes au développement du projet sont celles qui ont participé à l’élaboration et à l’implantation du registre commun des radiations. Elles sont donc activement engagées depuis plusieurs années dans le développement de la profession et de ses conditions d’exercice. Le projet demeure toutefois ouvert : d’autres associations professionnelles de massothérapeutes qui partagent ces objectifs et qui sont prêtes à respecter les critères d’encadrement établis pourront éventuellement se joindre aux démarches.

Toute association qui souhaite contribuer à l’avancement du projet et qui s’engage à respecter les critères associatifs peut présenter une demande pour joindre le comité interassociatif. Les membres doivent également s’engager à mettre en place les programmes permettant une gestion rigoureuse de leurs responsabilités :

• Avoir un processus d’accréditation des formations basé sur le référentiel de compétences commun, au minimum;

• Être en mesure d’assurer que chaque membre répond aux exigences requises par la loi pour utiliser le titre de massothérapeute;

• Publier la liste de ses membres en règle;

• Avoir un mécanisme de gestion des plaintes du public;

• Participer au Registre commun des radiations mis en place depuis le 1er janvier 2026;

• Effectuer une reddition de comptes annuelle permettant de démontrer le respect des critères associatifs.

Le projet vise à déterminer une liste d’associations officiellement autorisées à encadrer le titre de massothérapeute.  Ces associations devront démontrer qu’elles appliquent les mesures et programmes nécessaires pour assurer le respect des futures exigences de pratique. Une association qui ne serait pas intégrée à cette liste pourrait perdre le droit de compter parmi ses membres des professionnels portant le titre de massothérapeute.

Le comité interassociatif a pour mandat d’élaborer un référentiel de compétences et une définition de la pratique de la massothérapie au Québec.

Le projet ne vise pas la réserve ou le partage d’actes.

La réserve de titre et la mise en place de nouveaux critères viendront consolider et harmoniser les exigences de formation et de pratique clinique déjà reconnus par plusieurs associations et par les compagnies d’assurances, en les inscrivant dans un cadre plus clair et structuré. Cela offrira à la population de meilleures garanties quant à la qualité et à la sécurité des services reçus, tout en facilitant la collaboration avec les autres professionnels de la santé; ceux-ci pourront s’appuyer sur des repères plus uniformes lorsqu’ils réfèrent en massothérapie.

Le Collège des médecins s’est prononcé à plusieurs reprises en faveur d’un encadrement pour les massothérapeutes professionnels dans le passé.  Il n’a toutefois pas eu l’occasion de se prononcer spécifiquement sur cette proposition à ce jour.

La clause de droits acquis prévoit une période de cinq ans permettant à tout massothérapeute déjà diplômé au moment de l’entrée en vigueur des nouveaux critères d’atteindre le minimum de 550 heures requis. Il pourra continuer d’exercer durant toute cette période s’il est membre d’une association partie prenante au projet et s’il se conforme aux autres exigences.

Il est possible que le nombre de nouvelles personnes diplômées diminue temporairement au moment de l’entrée en vigueur des exigences de 1 000 heures, puisque la formation demandera un investissement de temps et d’argent plus important. En contrepartie, ces nouvelles exigences devraient attirer des personnes plus engagées et mieux préparées, ce qui réduira le taux de roulement et favorisera la présence de massothérapeutes plus stables, compétents et dédiés à long terme. Au final, l’objectif n’est pas d’avoir « moins » de massothérapeutes, mais une profession plus forte, mieux formée et mieux reconnue.

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